Atelier batterie de Benjamin

44 BPM Come togetherThe BEATLES
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64 BPM Come togetherThe BEATLES
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84 BPM Come togetherThe BEATLES
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54 BPM Come togetherThe BEATLES
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74 BPM Come togetherThe BEATLES
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94 BPM Come togetherThe BEATLES
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Brestrafe Mich 85 BPMRammstein
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Bestrafe Mich 93 BPMRammstein
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SLTS Intro 70 bpmNirvana
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SLTS 90 bpmNirvana
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SLTS Break Intro 60 bpmNirvana
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SLTS 100 bpmNirvana
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SLTS 80 bpmNirvana
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SLTS 107 bpmNirvana
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Couplet Refrain SLTS 70bpm - Nirvana .mpNirvana
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Couplet Refrain SLTS 75bpm - Nirvana .mpNirvana
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Couplet Refrain SLTS 80bpm - Nirvana .mpNirvana
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Couplet Refrain SLTS 85bpm - Nirvana .mpNirvana
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Couplet Refrain SLTS 90bpm - Nirvana .mpNirvana
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Sayin' Alive 80 bpmBee Gees
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Sayin' Alive 90 bpmBee Gees
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Atelier batterie de Paul

Dans cet épisode, PVNova raconte l'histoire de la batterie.

 

Est-ce que vous avez déjà entendu un solo de batterie ? Mais… avec moins d’éléments ? Eh oui, et pourtant ça a commencé comme ça !

 

On est en 1803 : l'empereur Napoléon vend aux Américains le territoire de la Louisiane, qui appartenait jusque-là à la France. Les soldats français quittent les États-Unis. Ils laissent derrière eux tout ce qui est trop encombrant, notamment les tambours de guerre. Ceux-ci vont être récupérés par les esclaves noirs qui travaillent dans les champs de coton. Normalement, on leur interdisait de jouer de la musique, mais comme ce sont des instruments européens, on les laisse faire.

 

Un siècle plus tard, dans les années 1900, les descendants de ces esclaves se retrouvent dans des orchestres d’un nouveau style, qu’on appelle le jazz, et qui emploient généralement 3 percussionnistes : un qui s’occupe de la grosse caisse, un de la caisse claire, et le troisième des cymbales.

 

Le problème, c’est que 3 percussionnistes par groupe de jazz, ça coûte cher. Les musiciens vont alors essayer de trouver une solution pour que ce soit une seule et même personne qui joue de tout. Ils vont s’inspirer des hommes-orchestres, des musiciens qui jouent de plusieurs instruments en même temps.

 

Dans cette idée, les musiciens de jazz vont regrouper des percussions, qui existaient déjà indépendamment depuis des milliers d’années. Ils vont reprendre la grosse caisse et la caisse claire qui viennent d’Europe. Les cymbales viennent de Turquie et de Chine, et les toms d’Amérique, de Chine et d’Afrique.

 

Ces percussions viennent du monde entier, mais ce sont deux inventions américaines qui vont permettre à la batterie telle qu’on la connaît de voir le jour. D’abord, la pédale de grosse caisse, qui permet de l’activer avec le pied et de laisser les mains libres pour la caisse claire et les cymbales. La deuxième invention, c’est le pied de caisse claire et de cymbale, qui évite au musicien d’avoir à les porter lui-même.

C’est Berlioz, un compositeur français du XIXe siècle, qui l’a inventé. Mais les Américains l’ont vraiment perfectionné. Ils ont notamment créé cette double cymbale montée sur pied, qu’on appelle Charleston, ou Charley pour les intimes, et qui s’actionne avec le pied et se joue avec des baguettes.

Ils se sont beaucoup inspirés du scabellum qui date de l’Antiquité romaine et qui était une sorte de chaussure à semelle fendue et qui servait à marquer le rythme. L’invention du Charley, dont l’ouverture se contrôle avec le pied, évite au batteur d’avoir à étouffer le son de la cymbale avec la main, comme il le faisait avant.

 

Et voilà comment on se retrouve avec un seul et même musicien dont tous les membres sont rentabilisés pour jouer le plus d’instruments possibles. Le plus souvent, le pied droit sur la grosse caisse, le gauche actionne la Charley, la main gauche tape sur la caisse claire et la droite s’occupe du reste.

Dans cet épisode, PVNova raconte l'histoire de la boîte à rythmes dans la musique.

 

Saviez-vous qu'une boîte à rythmes défectueuse a changé l'histoire de la musique ?

 

Les premières boîtes à rythmes apparaissent dans les années 1930. La première à être commercialisée est la Sideman Wurlitzer, en 1959. Elles permettent de choisir un rythme et un tempo, c’est-à-dire une vitesse, mais on ne peut pas la programmer à l’avance. La plupart du temps, elle sert juste à accompagner quelqu’un qui joue du clavier.

 

En 1980, la marque Roland sort la TR-808, une machine qui va révolutionner la musique parce qu’elle est programmable, c’est-à-dire qu’on peut préparer un certain rythme pour le couplet, un autre pour le refrain, des breaks, des solos, etc.

 

L’intérêt d’une boîte à rythmes, c’est de remplacer un batteur quand on n’en a pas. Et pour se rapprocher d’un son de batterie, les constructeurs ont deux choix. Soit ils utilisent des samples, c’est-à-dire de vrais sons de batterie enregistrés et rejoués par la machine. Soit c’est la boîte à rythmes qui synthétise elle-même les sons, qui les fabrique…

 

Quand Roland sort la TR-808, il fait le choix de la proposer à un prix abordable, ce qui implique de ne pas utiliser de samples, qui demanderaient trop de mémoire. Le résultat manque donc de réalisme. Ils ont même choisi volontairement de fabriquer leur machine avec des composants défectueux, parce qu’ils aimaient bien le petit grésillement que ça faisait. Mais ce n'est pas ce que les musiciens de l’époque voulaient.

 

La TR-808 se retrouve sur le marché de l’occasion, et c’est là que les producteurs de hip-hop la découvrent. Et ils vont l'aimer ! Il y a de bonnes basses et des aigus bien tranchants. Le premier morceau qui va l’exploiter à fond, c'est Planet Rock d’Afrika Bambaataa. Ce son va changer la façon dont on conçoit la musique ! Jusque-là c’était la mélodie qui était mise en avant, mais avec la TR-808, la rythmique devient prioritaire. Et cette boîte à rythmes va être la plus utilisée de tous les temps ! Voilà comment une boîte à rythmes qui n'avait rien pour réussir a marqué l’histoire de la musique.

01 84 60 70 30 

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92 rue Blomet, 75015 PARIS

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